Le terrorisme au sahel,un manque de soutien ou une faille stratégique?
Le climat sécuritaire se dégrade au jour le jour au sahel malgré la présence permanente des forces anti-djihadistes du G5 sahel et la force française barkhane. Une dégradation sécuritaire qui inquiète tous les pays de la sous région. Le G5 sahel a t'il suffisamment de moyens pour faire face à ce fléau? Cette progression djihadiste n'est elle pas une menace sous régionale?
Tant de questions pour tenter de comprendre les enjeux sécuritaires qui sont le quotidien des pays du G5 sahel: Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Tchad et Niger. Alors que les djihadistes frappent fréquemment les militaires engagés sur le terrain, les autorités de cette région peinent à trouver des solutions à ce problème continu qui déchire les familles éplorées. Présent lors du forum du 12 novembre dernier à Paris, le Président malien, Ibrahima Boubacar Keita, a déploré le manque de solidarité de la communauté internationale "on nous écoute toujours avec politesse, avec un petit sourire entendu, à l'arrivée pas grand-chose" dit-il. Le manque de soutien financier est souvent critiqué par les dirigeants du sahel qui s'estiment laisser à la merci de leurs bourreaux. D'ailleurs c'est ce qu'a essayé d'expliquer le Président tchadien, Idriss Déby sur RFI lors de l'émission "Le débat africain" animée par le journaliste camerounais, Alain FOKA. "Nous avons fait des projets mais jusqu'au jour où je parle en ce qui concerne le Tchad, aucun des projets n'a été financé"affirme -t'il.
En outre, soucieux de la dégradation sécuritaire au sahel, le Président du Sénégal Macky SALL et son homologue de la république islamique de la Mauritanie, Mohamed El Rhazouani, ont plaidé lors du forum sur la paix et la sécurité du 18 au 19 novembre dernier à Dakar pour un renforcement et une réforme du mandat de la Minusma qui jusqu'à présent se contente de stabiliser la paix dans un pays où elle est inexistante car les attaques djihadistes coordonnées et redoutables se multiplient dans cette région. En tout cas force est de reconnaître que la lutte contre ces forces obscurantistes ne peut pas faire l'économie d'une analyse de tous les segments qui favorisent leur élargissement car le terrorisme dans le sahel est une menace pour toute la sous-région.
Cependant, les récents éventements survenus dans la région de Méneca viennent renforcer l’hypothèse d'une faille stratégique dans la lutte contre le terrorisme dans le sahel.En effet, même si l' armée française a nier la revendication sur télégramme de Daesh affirmant avoir été a l' origine de la collision de deux hélicoptères,le lundi 25 décembre, causant la mort de 13 soldats de la force barkhane,les critiques se multiplient concernant l’efficacité de la méthode utilisée contre l'obscurantisme djihadiste. D'ailleurs, le président français Emmanuel Macron annone être prêt pour changement de stratégie dans cette guerre au sahel
Abdoulaye DIALLO
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