Kédougou, une région oubliée : A qui la faute?


Les années s'écoulent, le monde avance, Kédougou égrène toujours son chapelet de doléances. Si on fait un petit recul dans l'histoire  nous comprenons que ces revendications ne sont pas de la dernière pluie. Alors les étudiants comptent battre le macadam ce vendredi 09 avril, j'ai cherché à mon niveau, à ma manière et avec la magie l'écriture de comprendre les tenants et les aboutissants péripéties qui étouffent une région très riche en or et en marbre avec un potentiel humain intéressant notamment chez les jeunes.




Située à 702 kilomètres de la capitale, la région est plus que jamais plongée dans une dégradation économique, social et sanitaire profonde. Malgré la présence de l'or qui illumine certains endroits de la terre des hommes, la vie de Kédovins reste toujours à désirer. D'ailleurs une marche pacifique pour protester contre cette situation discriminatoire sera organisée ce 09 avril à Kédougou pour réclamer une amélioration du vécu quotidien de la population. Malgré la présence des sociétés minières qui avait suscité un grand espoir chez la jeunesse toutefois des années après, la jeunesse s'est rendu compte que cet espoir ressemble beaucoup plus à une illusion. 
A qui la faute vraiment ?

 Souvent marginalisée au niveau national ou considérée en dernier position, la région de Kédougou a plus que jamais soif de leaders charismatiques capables de revendiquer, capables de porter les doléances des populations au niveau des instances de décisions nationales. Certes dans l'histoire, la région a vu naître de grands intellectuels mais le seul bémol c'est que tous presque quand ils sont aux affaires ne font qu'obéir à doigt et à œil à un prince qui lui est à la conquête permanente d'un électorat.  Cette posture honteuse et contraire aux valeurs qui fondent l'essence de la politique amène, sous nos tropiques beaucoup de jeunes de la région à affirmer clairement que les dirigeants de Kédougou ont failli à leur mission, ils n'ont pas été à la hauteur de leurs responsabilités. Ils ont manqué de charisme, de don soi pour la partie qui leur a tout donné. Ils ont creusé le fossé du mal qui décime de façon quotidienne une population courageuse qui mérite un meilleur sort. Donc l'ultime espoir repose sur cette jeunesse assoiffée de changement, de bonheur. Et pour y arriver, il faudra s'armer de connaissances, de courage et d’abnégation. Aujourd'hui beaucoup de jeunes Kédovins réclament le recrutement des diplômés de la région dans les entreprises minières, c'est une idée noble mais de quel type de jeunes ont besoin ces dites entreprises? Cette revendication sera-t-elle la panacée de tous les problèmes qui secouent la région ? Les étudiants de  sont-ils outillés pour y travailler ?. Il faut juste rappeler juste que beaucoup parmi ces Etudiants Kédougou sont dans les facultés où le savoir est inculquer de façon générale.


 Au-delà cette revendication légitime, les jeunes de la région n’ont-ils pas intérêt aussi à être à la conquête d'un savoir solide? Ne gagneraient-ils pas en ayant des diplômes capables de les propulser au sommet pour certains postes nominatifs?. Alors le salut passera certainement par une meilleure performance au niveau national, le travail pour s'illustrer au niveau des  instances où tous les Sénégalais se donnent rendez-vous. En tout cas la plaie est assez béante et son pansement prendra du temps. Et la solution ne viendra que par biais du savoir et du travail. Car étant des remparts contre tout obstacle.

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