Visite chez les étudiants de Kédougou à Dakar: Entre promiscuité et manque d’eau
Ils sont nombreux, lez étudiants de la région de Kédougou à être orientés chaque année dans les universités sénégalaises. A Dakar, ils logent en grande partie dans les immeuble dont le coût du loyer est payé annuellement par les sociétés minières installées dans la région. Cependant tout n’est pas rose dans ces logements. La promiscuité et le d’eau hantent le bon vivre des étudiants et rendent difficiles les conditions d’études. Reportage.
Devant cette cet immeuble , lune allée relie la place de la nation à l'avenue BLAISE DIAGNE. Situé à la rue 39 de la Médina, ce bâtiment à quatre étages accueille des étudiants de la région Kédougou. Au rée de chaussée, un groupe d'étudiantes discute en langue en pular, elles rient aux éclats dans une ambiance bon enfant. Elles sont descendues chercher de l’eau en manque dans l’immeuble. C’est le cas de Fatoumata étudiante en informatique dans une école privée de Dakar. Vêtue d'une robe noire, teint clair, elle arbore un large qui laisse apparaître ses lèvres épaisses, et interpelle un camarade étudiant qui monte les escaliers en pas enjambés « Moussa aide moi à remonter ma bassine d’eau » supplie t’elle « Ah Je suis très fatigué, je viens de l’université » réponds Moussa envahit par des gouttes abondantes de sueur. « notre vie quotidienne se résume à aller à l’université et revenir. C’est très difficile là vie à Dakar surtout avec le problème d’eau qui récurrent dans notre appartement » souligne-t-elle .La vingtaine révolue, Fatoumata fait une génuflexion, soulève sa bassine tout en dégageant grand soupir signe de délicatesse de la tâche et gravie les escaliers à pas comptés. C’est le tour d’Adama de faire le plein. Elle place son sceau sous le seul robinet qui alimente les étudiants en eau ne période coupures. Étudiante à l’université virtuelle de Thiès, Adama s’approche de la vingtaine. Selon elle la vie dans ces immeubles est perturbé par le manque d’eau « Le problème d’eau qui représente notre plus grand soucis." L’eau ne vient que vers 4h et dans nos chambres nous nombreuses. Tu peux pas dormir à l’heure que tu souhaites.» évoque t’elle tout en réajustant sa bassine qui commencer à s’incliner. Cette immeuble n’est l’unique qui accueille des étudiants de Kédougou. A la rue 43 également, beaucoup d’étudiants y logent.
Le même calvaire
Au seuil de le l’immeuble des étudiants discutent devant une boutique installée au rées de chaussée. Dans les différents appartements, les étudiants vivent dans une promiscuité. Ibrahima Danfakha loge au niveau de la troisième. Allongé sur son lit , il se redresse à notre entrée. L’homme de teint noir revint sur sa vie dans cet immeuble « ici nous avons beaucoup de problèmes. Les étudiants arrivent chaque année et les anciens ne quittent pas. Regardez ! nous sommes plus 14 dans cet chambre » pointant l’index sur les lits supposés dans la chambre » . L’étudiant en master espagnol d’ajouter « ici nous avons un réel problème d’eau qui nous empêche de dormir. Il faut qu’on se réveille dan la nuit pour remplir nos récipients » se désole t’il dans un français entrecoupé par le bégaiement
Juste à côté de trouve un autre étudiant qui surveille sa théière qui mijote t sur un gaz. L’homme qui répond au nom de Boubacar est titulaire d’une licence en banque et finances. Livre entre ses mains, il affirme « A Dakar la vie est compliqué surtout pour qui sont orientés dans les écoles privées. L’État ne nous accompagne pas. En plus de cela au niveau social les conditions ne sont pas réunies. Nous manquons de l’eau et nous sommes nombreux dans les chambres » regrette t’il sans oublier de diminuer le gaz dont l’odeur embaume la chambre sous le regard attentif des ses camarades étudiants. Dans ces deux immeubles où logent la majeure partie des étudiants de Kédougou, le mot difficile est le mieux partagé.

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